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Ste Yves

A nos amis Irlandais, la St Patrick... A nous Bretons, la St Yves !




A l’approche du 19 mai, jour de fête nationale en Bretagne :
- l’histoire de ce Saint
Musique et parole du plus célèbre cantique écrit en son honneur

Saint Yves ou Yves Hélory de Kermartin (environ 1250 - 1303)

(appelé sant Erwan dans le Trégor, Iwan, Youenn ou Eozenn dans d’autres régions).

Nous n’avons aucune Vie de saint Yves écrite par ses contemporains, mais seulement la procédure faite en 1330 pour parvenir à sa canonisation. Après sa canonisation, plusieurs récits de sa vie ont été écrits en français, en latin, en breton, en italien.

 

 

 

Yves Hélory est né au milieu du XIIIe siècle dans une famille noble au manoir de Kermartin sur la paroisse de Minihy-Tréguier. Il suit des études de droit à Orléans puis à Paris où parallèlement à ses études, il mène une vie de privation pour venir en aide aux pauvres.

Il revient ensuite travailler en Bretagne à Rennes dans un premier temps, où il devient conseiller juridique du diocèse. L’évêque de Tréguier remarque ses talents et en 1284 le nomme official, c’est-à-dire juge ecclésiastique du diocèse, l’ordonne prêtre et lui confie successivement les paroisses de Trédrez et de Louannec, proches des terres de son enfance.

Il étonne ses paroissiens en célébrant la messe en breton, alors que ses prédécesseurs le faisaient en latin. Il prêche également la bonne parole en se déplaçant à travers la Bretagne comme prédicateur itinérant. Les gens l’apprécient pour sa façon de rendre la justice, il est réputé pour son sens de l’équité qui lui interdit de privilégier le riche sur le pauvre, pratique alors courante.

On lui prête également des miracles comme d’avoir sauvé des gens de la noyade. Après une vie d’ascèse et de partage, il ne mangeait que deux œufs par an le jour de Pâques et tenait table ouverte pour les pauvres en son manoir, Yves Hélory s’éteint le 19 mai 1303. Ses obsèques à la cathédrale de Tréguier sont l’objet d’un faste et d’une ferveur populaire extraordinaire ; pour tous, il devient le " mirouër des ecclésiastiques, advocat et père des pauvres, vefves et orphelin’ ".

Moins de 50 ans après sa mort, en 1347, le pape Clément VI lui accorde la sainteté. Son culte, resté très vivace en Bretagne, s’est répandu dans toute l’Europe, jusqu’à Rome où une église lui est consacrée dans l’enceinte de l’Université de la Sapienza (Sant’Ivo dei Bretoni, Saint-Yves des Bretons), en Espagne, en Allemagne, et aux Pays-Bas.

Il est le saint patron de toutes les professions de justice et de droit, notamment celle des avocats. Chaque 19 mai, à Tréguier (Côtes d’Armor), une délégation de ces professions accompagne le pardon à saint Yves qui est une des grandes fêtes religieuses bretonnes, au même titre que le pardon de Sainte-Anne-d’Auray.

Kantik Sant Erwan Cantique de Saint Yves Refrain : Nann, n’eus ket e Breizh, nann, n’eus ket unan

Nann, n’eus ket ur sant, evel sant Erwan Nann, n’eus ket ur sant, evel sant Erwan

Non, il n’y a pas en Bretagne, non, il n’y a pas un

Non, il n’y a pas un saint, comme saint Yves Non, il n’y a pas un saint, comme saint Yves

N’eus ket en Argoad, n’eus ket en Arvor, Koulz ha sant Erwan ’vit an dud a vor (bis)

Il n’y a pas en Argoat ni en Arvor, Aussi bon que saint Yves pour les gens de la mer.

Nann, n’eus ket er vro, ’vel ma lavarer, Hag a ve ken mat ’vit al labourer

Non, il n’y a pas dans le pays, partout on le dit, Qui serait si bon pour le paysan.

N’eus ket kaeroc’h skouer d’an dud a lezenn Evit sant Erwan, skouer ar veleien

Il n’y a pas plus bel exemple pour les gens de loi Avec saint Yves, prêtre exemplaire Evel hon Tadoù, int, tud a gredenn, Lavaromp d’ar Sant, ’n ur gaer a bedenn :

Comme nos ancêtres l’étaient, croyants, Parlons au saint, celui-la est un bon prieur

Aotrou Sant Erwan, Patron Breizh-Izel, Bezañ treitour deoc’h, nann, kentoc’h mervel

Saint Yves, patron de la Basse-Bretagne, Être traitre evers nous, non, plutôt mourir

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